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Managers, de quelle forme d’intelligence êtes-vous ?

Il n’y a pas qu’un seul type d’intelligence. Pour un manager, en voici sept particulièrement utiles, définis par Sylvaine Messica, experte-coach et conférencière en leadership.

Depuis longtemps, on sait distinguer l’intelligence émotionnelle de l’intelligence rationnelle. Mais on peut aussi définir bien d’autres formes. Quelles sont celles réellement utiles pour diriger une entreprise et manager une équipe ? Selon Sylvaine Messica, il en existe sept qui, toutes additionnées, font le leader idéal. Un oiseau rare.

Une chose est sure, un surdoué du rationnel mais nul pour utiliser ses émotions et créer des relations aura des capacités de leadership réduites.

Illustration : Philippe-Elie Kassabi

1 – Intelligence émotionnelle

C’est la capacité à utiliser ses émotions dans la communication, à exprimer son ressenti et être spontané en toutes circonstances. Pour un dirigeant, transmettre des ondes positives et être capable de communiquer, même en période de forte tension, font partie des qualités clés. C’est aussi la sensibilité (et l’empathie) qui permet de lire les émotions des autres. « Des capacités qui aideront le dirigeant à repérer les problématiques individuelles au sein d’une équipe », souligne Sylvaine Messica.

2 – Intelligence situationnelle

« Pour un startupper, c’est l’intelligence numéro un », affirme la coache. C’est la capacité à rebondir et à innover dans une situation immédiate. Transformer une contrainte ou un obstacle en opportunité de réalisation. Cette forme d’intelligence est basée sur la spontanéité, la créativité et le lâcher prise. Pour la développer, on doit se challenger sans arrêt et tenter de sortir de sa zone de confort. Mais cette créativité débordante peut perturber les interlocuteurs les plus rationnels.

3 / Intelligence rationnelle

« Les pragmatiques en sont dotés. Cela leur permet de prendre des décisions mûrement réfléchies, sans faire référence à la relation ou l’émotion », résume Sylvaine Messica. Indispensable pour définir une stratégie globale par exemple. Mais pas suffisante pour manager efficacement ses troupes. Le dirigeant n’est pas à la tête d’une équipe de robots obéissants. Besoin de reconnaissance et empathie seront indispensables.

4 / Intelligence relationnelle

Elle aide à créer et à entretenir des relations sur le long terme. Nouer des partenariats, convaincre un investisseur, attirer des talents …. dans toutes ces circonstances, cette forme d’intelligence sera cruciale. Aussi utile dans la prise de parole en public pour convaincre un auditoire. Le dirigeant qui en est doté aura plus de facilité à souder une équipe par exemple. Mais, cultivée à l’excès, elle peut se transformer en compassion, souvent contreproductive en management.

5 / Intelligence de l’agilité

C’est la capacité à mettre en mouvement et changer rapidement de posture, d’environnement« Comme on parle de motricité, on peut parler de motricité du changement, d’agilité », indique Sylvaine Messica. Le manager en aura besoin pour instaurer le changement dans son organisation. Dans la transformation digitale, la réussite repose sur l’humain. Cette intelligence permet de mettre plus facilement en action une équipe.

6 / Intelligence d’action et de décision

C’est la capacité à prendre de la hauteur, à avoir une vision globale pour finalement se focaliser sur l’essentiel. Celui qui sait en tirer parti évite de perdre du temps sur des sujets secondaires. Des capacités qui se révèlent capitales lors du lancement d’une start-up. A ce stade, les créateurs d’entreprise innovante doivent accepter de ne pas tout maîtriser. Sans pour autant confondre vitesse et précipitation.

7 / Intelligence de l’affirmation

C’est la force de savoir dire non pour rester en accord avec ses valeurs même si la pression est forte pour franchir la ligne jaune. Par exemple lorsqu’il y a tentative de corruption. Cela englobe aussi la capacité à exprimer une critique mais de façon positive. Cette forme d’intelligence repose beaucoup sur le courage. Sans pour autant tomber dans la rebelle attitude systématique, elle évite de subir des situations délicates, la porte ouverte à un manque de leadership total.

Sylvaine Messica, coach et conférencière en leadership

 

Source: Les Echos

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